Cofondateur du jumelage Acigné-Wachtendonk en 1980, Johannes Driessen a envoyé un très joli message pour saluer la personnalité et le bel engagement de Michel Simonneaux dans la construction de l’amitié entre nos deux communes.
Cette photo date de janvier 2004. Les responsables des deux comités s’étaient retrouvés à Compiègne. Johannes Driessen se situe à gauche sur ce document.
Cher Jean-Luc,
Merci pour ton message !
Et merci aussi pour ton rapport sur le site du Comité de Jumelage. Je l’avais déjà vu et j’ai été heureux que tu aies réagi si rapidement au décès de Michel.
Beaucoup de citoyens d’Acigné aujourd’hui ne se rendent guère compte que le défunt fut autrefois maire et que c’est dans son esprit qu’est née l’idée du lien avec une commune allemande. Sans son soutien au renouveau de la relation franco-allemande dans une Europe pacifique, par la promotion des relations personnelles, notre rencontre n’aurait jamais eu lieu.
La rencontre involontaire en temps de guerre entre Alphonse Aubrée et Johannes Maas a, par leur comportement, réduit à néant l’idéologie dangereuse de « l’inimitié héréditaire franco-allemande ». Michel Simonneaux a utilisé ce fait comme point de cristallisation pour la relation de partenariat entre nos deux communes. C’est là son mérite durable.
Un heureux hasard m’a attribué le rôle d’y être utile. Je n’aurais jamais pu rêver d’un tel élargissement de mon horizon politique et culturel, ni de la construction de relations humaines si grandes et enrichissantes, ainsi que d’amitiés personnelles.
La distance et l’âge, avec ses maux croissants, ont rendu impossible que Rosi et moi participions à l’adieu terrestre à cette grande personnalité, notre ami Michel Simonneaux.
Une histoire personnelle qui a profondément touché Rosi et moi, à titre d’information :
Sur le chemin du retour après trois semaines de vacances à Cancale, dans la maison de mon autre cher ami Louis Mailleux en 1981, nous avons fait une courte visite d’adieu à la ferme « Les Onglées » chez Michel et Marie-Thérèse. À cette occasion, nous avons échangé, pour 14 jours – avec leur accord – deux de nos enfants.
Notre fille Tatjana, âgée de 10 ans, est restée là-bas et nous avons emmené Frédérique, âgée de 15 ans, à Wachtendonk.
De là est née une relation intérieure durable entre notre fille et les époux Simonneaux. Elle a conduit Tatjana et son mari Werner à rendre visite fin octobre à l’ami mourant. À cette occasion, la photo suivante a été prise, bien qu’elle masque dans son langage visuel la réalité de la situation : Néanmoins, c’est pour nous une merveilleuse image-souvenir. C’est une image véritable de l’amitié que nous devons au partenariat Wachtendonk / Acigné.
Amitiés sincères.
Johannes

